• Patandre à Batalie - Dominique

Batalie Beach – Roseau – Dominique

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25 Février, Il pleut ce matin sur Marie Galante,  une dernière promenade à terre pour Eddy et à 8h15 nous mettons le cap sur la Dominique. C’est avec un pincement au coeur que nous quittons “Marie Galette”. 

Dans le chenal le vent souffle à 20 noeuds, notre vitesse oscille entre 6,5 et 9 noeuds, les voiliers que nous croisons remontent au prés et sont chahutés par rapport à nous, nous avalons les 20 miles qui séparent Marie-Galante du Nord de la Dominique sans problème.

Nous ne nous arrêtons pas à Portsmouth comme l’année dernière, nous ne voulons pas faire les formalités d’entrée, nous faisons 9 miles supplémentaires pour nous mettre à l’abri devant Batalie Beach.

 

Il faudra quand même y revenir pour photographier “Rakatoa” l’ancien semi-rigide de plongeurs de Tours vendu il y a 2 ans. 

Nous mouillons en même temps qu’un voilier, un Pogo, il se met près de la plage, nous mouillons à proximité avec 7m de fond au sondeur, il 13h30. Mais à 14h nous voyons que nous glissons, nous reprenons notre mouillage sous l’attention d’un villageois.  Nous sommes à 8m de profondeur et nous mettons 50m de chaine plus la main de fer avec 20m pour stabiliser le tout.

L’équipage  du Pogo va à terre à la nage, tout va bien, Patrick  part faire sa sieste.

A son réveil il observe  le voilier qui s’est déplacé, il est mainteant  derrière nous, Tout doucement il part vers le large, Patrick part en annexe voir si l’équipage n’a pas de problème.

Je me rends compte que  Patandre s’approche dangereusement des rochers sur tribord, un villageois sur la plage me fait de grands signes, Patrick ne revient pas, nous aussi on dérape. Je mets les moteurs et je m’avance tout doucement vers l’ancre, j’essaie de faire des signes à Patrick mais en vain, une idée, je prends la corne de brume, je souffle, je souffle, gesticule, mais personne ne bouge. Malgré mes appels répétés Patrick ne revient pas, deux villageois sont là à surveiller ils s’ approchent sur les rochers, me font signes de me déplacer, mais voilà toute seule je ne peux gérer le lever de l’ancre je préfère gérer le maintien de Patandre.

Les deux villageois insistent pour que je me déplace,  je fais signe qu’il y a quelqu’un vers l’autre bateau, l’un d’eux va de rocher en rocher vers le Pogo, à ce moment là je vois enfin Patrick qui revient en annexe, personne n’a entendu la corne de brume, pourtant j’ai soufflé, soufflé soufflé. Les villageois nous indiquent de nous mettre sur la seule bouée rescapée des cyclones de 2017, mais nous n’avons pas confiance. Le voilier s’est remis à l’endroit où il était précédemment mais cette fois-ci en plus de l’ancre il va s’attacher au cocotier pour faire un mouillage à la tahitienne. Ils viennent nous aider pour la manoeuvre sur la bouée, en plus nous mettons de la chaine. En arrivant au Marin faire poser une corne de brume digne de ce nom.

Patrick plonge pour voir comment est l’accroche de la bouée, comme nous sommes mouillés on ne devrait pas bouger.

On peut que constater les dégâts du passage des 2 cyclones Irma et Maria en 2017, ils ont emporté les bouées qui permettaient de mouiller, mais également le ponton. Les fonds sous-marins ont complètement changés, les cartes indiquent une profondeur mais le sondeur une autre en fonction de comment on tourne, les fonds  passent de 3m à 10m voire 30m, Prudence. 

Des pelleteuses et bulldozers travaillent sur la plage, objectif : mettre en sécurité avant la prochaine saison.

Si il y a une ile qui est touchée régulièrement soit par des ondées tropicales, soit par des cyclones s’est bien la Dominique, elle a dû mal à se relever d’autant plus qu’elle n’a pas d’assistance comme ses voisines.

L’équipage du Pogo nous invite à terre au bar-restaurant tenu par des Belges.

Nous passons une agréable soirée tous les 6, après l’apéro nous prenons notre repas tous ensembles, cela fait du bien après la frayeur de cet après-midi.

La fricassée de langoustes est délicieuse,  Il y a  du monde au restaurant, 2 tables de locaux  fêtent leur anniversaire.

 

L’alarme de mouillage n’a pas sonné. Levés plusieurs fois pour surveiller mais le mouillage n’a pas bougé. 

Après un dernier tour à terre, l’endroit est agréable, dommage  tous ces dégâts, les travaux de remise en état vont être à la charge du restaurant.

Nous partons en direction de Roseau la capitale de la Dominique. Les 11 miles à faire se feront aux moteurs, ce n’est pas avec les 5 noeuds de vent que nous pourrons avancer avec Patandre, par contre la Pogo lui l’a fait, parti après nous, il nous dépasse, il va direct à Saint-Pierre.

Nous avons prévu de mouiller à l'”Anchorage”, dans les guides le point de répère est un hôtel au toît blanc près du centre de plongée. Plus on s’avance et plus on cherche ce fameux toit, un boy boat vient nous attendre pour nous mettre sur une bouée (20$EC), nous sommes devant le dit hôtel mais voilà il n’a plus de toit, serait-il parti avec les cyclones ou aurait-il pris feu on peut voir des traces noires …

Rien à voir autour de nous, comme nous n’avons pas fait les formalités d’entrée nous faisons juste une petite promenade à Eddy en toute discrétion et remontons à bord.

27 Février nous larguons les amarres à 7h00 nous voulons traverser le canal de la Dominique de bonne heure et arriver tôt à Saint-Pierre. Nous croisons un bateau de croisière le Braemage, pavillon des Bahamas, puis c’est le Preziosa de MSC que nous avons vu à Grenade, ils  vont  déverser leur flot de passagers tant mieux pour l’économie locale, quelques devises de dépenses feront du bien à ce pays.  

Voilà des sauts de puces comme j’aime.

11h 45 nous sommes au Nord de la Martinique le vent tombe à 10 noeuds, notre vitesse passe à 3,5 noeuds, on se traine. A 13h40 nous mouillons devant le club de plongée comme les fois précédentes.

Patrick prend contact avec Didier, un ancien du club de plongée de Tours,  habitant maintenant à Saint-Pierre, autour d’un verre ils parlent  du bon vieux temps.

Nous sommes contents car demain nous allons  avoir la visite de Chloé et Olivier avec les enfants, nous resterons une journée avant de descendre vers Le Marin.

Visite matinale d’Olivier avant notre départ vers le Marin.

Départ 10H00.

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