Bananeraie Belfort

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Bananeraie Belfort - le petit train
Bananeraie Belfort
Habitation Belfort - la Lézarde
Fleur de bananier
Bananeraie Belfort-étape 1
Bananeraie Belfort-étape 1
Bananeraie Belfort-étape 1
aneraie Belfort-étape 2_ La coupe
aneraie Belfort-étape 2_ La coupe
Banareraie Belfort
Bananeraie Belfort
Bananeraie Belfort - Usine
Bananeraie Belfort - Usine
Bananeraie Belfort - La chapelle
Bananeraie Belfort - découpe régime
Bananeraie Belfort - découpe régime
Bananeraie Belfort - découpe régime
Bananeraie Belfort - conditionnent mains de bananes
Bananeraie Belfort
Habitation Belfort - la Lézarde
Habitation Belfort - la Lézarde
Bananeraie Belfort - champs de bananiers
L'Habitation Belfort - le jardin
Habitation Belfort - vue des jardins
Habitation Belfort - dégustation des produits
L'Habitation Belfort - le jardin
Bananeraie Belfort- le petit train
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Porteur de regime de bananes
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Bananeraie Belfort

Lorsque l’on se promène dans les Caraibes, on peut apercevoir tout le long des routes des champs de bananes. Il faut dire que la banane fait partie du top 5 des fruits les plus consommés, nous ne faisons pas exception à la règle alors puisque nous avons notre petite-fille,  nous allons visiter une bananeraie, celle de l’Habitation Belfort près du Lamentin, avec son petit train.

En cette période de confinement, le 4ème pour nous en Martinique, nous avons droit aux sorties, au motif : « se rendre dans un établissement culturel ». Les billets et réservations ont été faites sur le site, donc tout sans   contact. Nous arrivons comme prévu 10mn en avance, le petit train revient de randonnée. 

Installés dans le premier wagonnet nous sommes prêts à découvrir cette plantation de 65 Ha qui cultive principalement des bananes, on y trouve également des arbres fruitiers et un parc riche en fleurs. 

Nous partons à l’heure, 11h  la visite doit durer entre 40 à 50 mn. Deux accompagnateurs et un guide audio pour nous permettre de découvrir et de tout connaitre sur la banane.

L’origine de la banane vient de la Papouasie-Nouvelle Guinée, puis elle a été apportée vers  l’Inde dont elle est le premier producteur mondial.

Le nom de banane est dérivé du portugais et originaire de Guinée (Afrique). Son nom était « Figueira Banana »  (figuier portant banane) , elle est appelée « figue » à la Réunion et aux Antilles.

Il existe 3 types de bananes, représentant plus de soixante variétés de bananiers, toutes tropicales :

    •    Dessert , jaune rouge ou rose, grande et petite naines, banane figue pomme, Lacatan, Manzano, Mysore. «La Cavendish » entre autres qui est attaquée par la maladie de Panama et risque de disparaitre des étals comme la variété « Gros Michel » qui fut la première à être commercialisée, mais attaquée par un champignon a disparu vers 1960. 
    •        A cuire, dont « la plantain » représente le plus gros volume,  elle est une des bases de la cuisine tropicale de par son apport nutritionnel dans des zones agricoles pauvres.
    •        A bière, spécialité des grands lacs africains, utilisée aussi pour faire aussi du vin de banane.

La banane a un grand apport nutritif de par la qualité d’éléments énergétiques bien qu’elle ait une forte proportion d’eau.

Le chemin passe entre les parcelles, nous longeons une rivière, la  » Lézarde ».  C’est la plus longue rivière de Martinique avec ses 35 Km, elle va de Gros Morne au Lamentin. Nous pouvons la voir lors de  nos différentes visites. Mais c’est la première fois que nous la voyons d’aussi près. Ses berges sont accueillantes, donnent l’envie de nous tremper mais nous avons lu et vu encore récemment qu’avec les pluies abondantes de ces derniers jours   » George le  crocodile »  avait refait son apparition. Nous  admirons ce paysage avec les eaux reposantes.

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Un plant de bananier est exploité pendant environ 5 ans. Au bout d’un an environ une fleur se forme supportant le régime. Celui-ci mettre 4 mois à grossir avant sa récolte.

Le  bananier est un rhizome, une gros bulbe, dont une branche feuillue sort de terre, c’est plutôt à assimiler à une plante herbacée. La tige des feuilles forme un faux-tronc. La taille peut atteindre 9 m, mais la taille moyenne en exploitation est de 2 m.

Lorsqu’il y a 20 à 30 feuilles, un bourgeon floral apparait. C’est à partir de ce bourgeon que va se constituer le régime de bananes. C’est une plante hermaphrodite qui se suffit à elle-même pour croitre.

Il peut y avoir 200 fruits sur une tige, celles-ci sont implantées en rangées doubles transversales.

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La variété cultivée à la plantation Belfort est « la Cavendish », c’est la variété la plus répandue dans les Antilles.

Sur la hampe portant le régime de bananes, différentes opérations vont avoir lieu : 

    •    La castration, quand on juge que la hampe porte suffisamment de mains, la fleur, l’organe mâle appelée aussi la popole, est sectionnée.  Mais on supprime également  les mains surnuméraires environ 3 à 4 rangs, les  fleurs femelles ou bananes terminées par une fleur appelée pistil. La finalité de ces opérations permet  de  garantir le grossissement du reste du régime, le régime perd en nombre de bananes mais gagne en poids et en qualité. Cette dernière opération est aussi appelée comptage, avoir un certain nombre de mains (bloc de 5 ou 6 bananes) donnant un développement harmonieux. La dernière main n’a pour but que d’attirer la sève pour une irrigation harmonieuse de la hampe.
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Puis l’étape suivante : .

    • Le marquage, cette opération recouvre 2 actions. La protection du régime par un film plastique appelé gaine,  assez ample pour le protéger contre le insectes, la poussière mais des oiseaux pour qu’ils ne viennent pas  faire leur nid dans le creux de la main. Le  marquage du film par un ruban de couleur donne l’identification du régime pour le suivre  jusqu’à la récolte. Cette couleur change chaque semaine.
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Et la toute dernière opération :

    • le haubanage, la tête de la hampe est attachée et une ficelle est tendue sur un autre pied à l’opposé, pour le redresser et  pour éviter  que le poids du régime ne le fasse pas pencher,  et qu’il ne touche terre ou qu’il ne casse le tronc. Comme le tronc est un regroupement de tiges de feuilles, la ficelle perce celui-ci. Le bananier est quand même fragile et sensible au vent.  Un vent de plus de 120 Km/h   casse les ficelles et les plants de bananiers.

La coupe du régime

Quant le régime est à maturité, bien qu’encore vert il est coupé. Deux personnes suffisent,  « l’épauler »,  qui porte un berceau sur son épaule et un « coupeur » équipé d’une machette. Lépauleur place le berceau sous le régime et le coupeur  d’un coup de machette tranche le régime. Ce dernier récupère la ficelle afin de pouvoir la réutiliser ou la recycler. Il sectionne « le tronc »  à la base des feuilles, soit à mis hauteur. Pourquoi à mi-hauteur ? pour permettre à la sève par gravitation d’alimenter le rejet qui s’est formé au pied du bananier et qui deviendra un futur pied de bananes.

Le tout reste sur place pour éviter ou limiter l’apparition de mauvaises herbes mais aussi en pourrissant tout cela va enrichir le sol.

Si on laisse un régime mûrir sur l’arbre celui-ci devient légèrement « phosphorescent » et attire les insectes nocturnes. 

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Maintenant que la coupe du régime est faite, nous nous dirigeons vers les bâtiments de traitements de la banane et des expéditions. Au passage, une chapelle,  des arbres fruitiers, arbre à pain, avocatier, cacaotier,  mais aussi des parcelles nouvellement plantées et toujours la rivière. 

La Lézarde serpente dans la plantation. A certains endroits elle est  légèrement canalisée pour permettre l’arrosage des pieds lorsque le taux de pluviométrie est insuffisant. Le bananier a besoin de 6 millimètres d’eau par jour au minimum. Si la pluie n’est pas au rendez-vous les pieds sont arrosés jusqu’à concurrence. S’il pleut plus c’est tout bénéficie et il ne s’en portera que mieux.

 Des réservoirs stockent l’eau, ils sont complétés au fur et à mesure de l’utilisation en évitant ainsi un  surplus de prélèvement. 

Ce prélèvement correspond aux critères et autorisations des services de l’agriculture moyennant taxes de pompage, évidemment.,,

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Les pieds de bananes ayant une durée de production de 5 ans, il convient d’anticiper leur renouvellement. Des portions de terrain sont réservées à la croissance de des jeunes pousses.

 La disposition des rangs de bananiers, par 2,  espacés par un grand espace s’avère être un chemin. Il  permet le passage des machines agricoles, tracteurs pour la récolte,  gyro-broyeur pour limiter l’invasion des herbes parasites. La  mécanisation facilite ainsi les opérations de base de la culture :  la castration, le comptage, le marquage et le haubanage. Entre les rangs sont posés les tuyaux et les arroseurs, ainsi que les pièges à charançons. Le désherbage est le plus naturel possible, pas ou peu de produits chimiques. Désherbage manuel ou par étouffement. Apport de terre de compost pour régénérer les sols et enfouir les herbes non utiles

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L’insecte ravageur du bananier est le charançon. Celui-ci creuse des galeries dans le bulbe et le tronc ce qui fragilise la structure de la plante.

Deux méthodes pour protéger et éloigner les insectes. Durant le murissement, des pulvérisations composées d’un mélange de banole (huile minérale paraffinique) et d’ail sont effectuées pour éloigner les insectes, 6 pulvérisations maxi pour un régime. Un dépôt sur les feuilles repousse les insectes.

    • Des pièges (poys) sont placés à terre contenant un appelant et de l’eau savonneuse. L’insecte attiré se noie dans celle-ci. Si le nombre de charançons est supérieur à 15 lors des relevages, d’autres pièges sont rajoutés entre les rangs.

C’est une alternative naturelle en remplacement de la molécule du « chlordécone » produit hautement toxique qui a pollué une bonne partie de la Martinique et de la Guadeloupe tant pour les terres que les eaux du rivage, par ruissellement. Ce produit a été utilisé de 1972 à 1993. Bien qu’interdit aux USA dès 1976, le chlordécone ne l’a été qu’en 1993 dans les DOM. Ce pesticide est associé à différents problèmes de santé chez l’être humain. 90% de la population a été contaminée.  Les populations locales restent exposées à sa présence tant dans le sol que par l’ingestion de cultures maraichères situées dans des zones bien précises. Par le ruissellement des eaux, les rivages sont eux aussi contaminés. Près de la côte, la pêche de certains poissons, des crustacés et des langoustes entre autres, est  interdite sur certains secteurs.

Les régimes sont traités dans « l’usine ». Ils sont dépouillés des fleurs fanées puis découpés main par main et ensuite immergés dans un bain contenant un désinfectant. La dernière main est laissée sur la hampe, le tout partira au compostage pour faire du terreau afin de régénérer les sols. 

La sève qui s’écoule des mains est très collante et tâchante.

Les mains sont prêtes à être mise en conditionnement avant l’expédition vers les centres de distribution.

Sur le carton d’emballage le lieu de production est indiqué.

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Après être revenus à notre point de départ, la visite se termine par une dégustation de produits à base de ….. bananes bien sûr. Installés à l’extérieur devant le parc le cadre est agréable. Pour commencer une banane de la plantation, après un assortiment de banane séchée et de chips, bien meilleures que celles que l’on peut acheter en magasin. Le vin de banane, vous connaissez ? je n’en avais jamais entendu parler, délicieux à boire en apéritif.

Le restaurant est fermé, dommage, les plats à emporter ne se font que le soir, comme les repas sur place en temps habituel.

Nous repartons à la recherche d’un endroit pour déjeuner  en cette période de confinement ce n’est pas facile. Ludivine a bien apprécié cette sortie, une bonne découverte  pour les enfants.

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Conseil : « Si vous êtes à court de pommes de terre vous pouvez utiliser ces bananes vertes en remplacement en les coupant en 3 ou 4 selon leur grosseur ».

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