Trafalgar Falls

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Trafalgar Falls

L’ile de la Dominique est connue  pour ses 365 rivières. Étant une ile montagneuse les rivières deviennent parfois cascades, au cours de mes lectures j’ai lu le chiffre de 1000 cascades. Trafalgar Falls est l’une d’elles et c’est l’emblème de la Dominique car sa particularité, ce n’est pas une cascade mais ce sont deux cascades.

A 30mn de Roseau, la route serpente dans la montagne, une végétation tropicale et luxuriante nous entoure, c’est aussi la zone très riche en source « soufrée », on les reconnait à la roche ocrée qui est accrochée à la roche. On peut voir en contrebas la rivière qui coule.

Un grand parking permet de nous garer facilement, pas de bus de croisiéristes, lorsque nous avons longé la cote il n’y avait plus de bateau de croisière, nous serons tranquilles.

L’entrée est payante pour nous étrangers, pour l’entretien des sites, par contre pour les locaux elle est gratuite. Le prix 13,35$EC, soit 5$US ou 4,45€, prix identique pour tous les sites de Dominique. 

Après un cheminement d’une dizaine de minutes sur des escaliers en ciment nous arrivons sur une plate-forme d’où on aperçoit les 2 cascades : à gauche la plus haute le « père » avec 45m et à droite la « mère » avec 22m. Mais les chiffres varient d’après certains guides.

L’aménagement est très agréable, les arbres hauts de plusieurs dizaines de mètres, se perdent dans une végétation dense. La descente reprend facilement, mais l’accès s’arrête à des rochers sur le torrent.

Comment on continue ??? dans le guide du Routard il est indiqué qu’il y a un chemin, que l’on n’a pas besoin de guide!!!

 Un guide officiel, répondant au prénom de Prosper, s’avance vers nous en t-shirt rouge, il se propose de nous guider. Le circuit : aller à la première cascade, celle du père, où l’on peut se baigner dans une « baignoire », un peu plus loin il y a une petite baignoire avec une petite cascade d’eau soufrée, puis une plus grande baignoire. A ce moment là, il nous montre des personnes parties seules qui se trouvent sur une partie dangereuse et qui cherchent un sentier. Patrick décide de ne pas continuer, par sécurité il ne veut aller plus loin, trop scabreux pour lui, sa promenade s’arrête sur les marches ! Et moi qu’est-ce que je fais ??   Comme nous ne sommes pas seuls, nous décidons de continuer à 5 avec le guide. Je laisse mon sac avec le téléphone à Patrick, car avec ma chance je me doute que je vais bien glisser.

Le départ parait facile, mais les obstacles sont de plus en difficiles, les cailloux sur le coté sont glissants, on marche dans l’eau, mais il faut grimper sur les rochers, heureusement que le guide nous tire par en haut. Mais quand vient à franchir un trou en marchant sur un tronc de 2,5m, celui-ci parait avoir bien vécu, il est large de la moitié de ma chaussure, je m’aventure en tenant la main de Prosper. On attend sagement que tout le monde ait franchi le « pont » pour avancer, mais arrivés au trou suivant, plus long,  Prosper va chercher une planche cachée. Liliane refuse de continuer, elle fait demi-tour, Treavor et  Philipa l’accompagnent pour l’aider dans la descente. 

Je continue donc avec Patrick, pas le mien celui de Liliane, les rochers deviennent plus hauts mais c’est dur de se hisser dessus sans pouvoir s’aider et en même temps d’éviter de glisser, mais la main de Prosper est toujours là. La poutre est déplacée au trou suivant et l’on continue de grimper dans ce labyrinthe de rochers. Je n’en peux plus et on nous dit que c’est facile …. Ah oui avant Maria le fameux cyclone qui a détruit l’ile le 19 septembre 2017, avec des vents de 260 km pendant plus de 2h. Patrick m’encourage, je persiste ca serait dommage d’arrêter après tous ces efforts.

Prosper nous dit que c’est juste en haut après ce rocher, oui mais c’est 1m50 qui se dresse devant nous, comme a chaque fois Prosper passe devant pour nous montrer comment faire, un pied sur la paroi d’à côté, un de l’autre coté et d’en haut il nous tire. Ouf nous voilà en haut, on se déchausse, nous marchons dans l’eau, la petite baignoire est un peu loin, Patrick se baigne. Mais à coté 5m plus loin, cachée par un gros rocher mais il faut encore slalomer entre les rochers glissants, on découvre la source soufrée sortant entre 2 rochers, elle est bien cachée. Je m’assoie sur un rocher il est le bienvenu, les pieds dans l’eau chaude je décompresse. Treavor nous rejoint, il se baigne avec son pote Patrick, tous les 2 profitent de ce lieu, tantôt dans l’eau chaude, tantôt dans l’eau froid, pour changer d’endroit  il convient de franchir le petit muret de cailloux empilés. Je change de bain de pieds, l’eau est plus fraiche, mais un peu d’eau chaude s’écoule dans celui-ci, quel plaisir.

Je suis courbaturée, fatiguée, mais contente de l’avoir fait, de n’avoir pas renoncée. Prosper m’explique qu’avant Maria, les trous étaient au niveau supérieur, plus grands ainsi que bassin soufré. Ce terrible ouragan qui a soufflé pendant plus de 2 heures, le vent, la pluie, la rivière très chargée, l’eau emportant tout sur son passage, ont été les plus forts, des  rochers se sont décrochés, ont bouché une partie du lit de la rivière,  ici ou plus en bas, ceux qui sont devant nous n’étaient pas là avant Maria, tout a été changé.

Je ne sais pas qu’elle heure il est, je ne sais pas combien de temps nous avons mis pour accéder jusqu’ici, mais il nous faut redescendre, on nous attend. Le premier trou, plouf je glisse, juste la tête qui sort de l’eau, Prosper et Treavor se précipitent, hilares, m’aident à me relever, je suis trempée, bof il fait chaud je vais vite sécher. On remet nos chaussures, pas question de descendre pieds nus on risque de s’entailler sur les pierres. La descente continue et encore une glissade je me retrouve à l’eau. Pour descendre ces gros rochers, je vais m’asseoir sur les rochers et glisser doucement vers le bas, j’ai maintenant Prosper devant qui m’agrippe pour m’aider à descendre et Treavor derrière qui est prêt à me retenir. La descente se fait plus rapidement, on sait que l’on a la planche deux fois mais encore une appréhension, puis l’arbre, enfin nous voilà en bas.

 Ouf voilà c’est fini, cela fait du bien, j’avais 3 hommes pour moi…1 qui surveille, 2 très attentionnés et attentifs, merci les gars. 

Pas de tarif pour la prestation sachant que nous y sommes restés au moins 2h, je lui donne 50$ec, soit 16€, pour lui beaucoup pour nous combien aurions nous payer en Martinique ou Guadeloupe. Un grand merci Prosper.

Avant de reprendre la voiture, on va chercher du jus de canne, qui était vendu sur le bord de la route, on voit en même temps qu’un peu plus loin une échoppe vend des boissons. Nous n’avons rien bu depuis ce matin, nous nous y arrêtons, mais il n’y a pas que des boissons des personnes sont attablées, il est 13h3O. Au menu : cabri, thon, poulet, les assiettes sont copieuses, nous nous régalons tous les 6 après les efforts de cette matinée.

Le lieu est sympa il surplombe la rivière, mais les chutes sont cachées.

Nous pouvons voir le long de la route de très grosses canalisations rouillées, certaines parties sont manquantes, inutilisées maintenant. Ces canalisations appartenaient à la 1ere centrale hydroélectrique construite en 1951 sur la chute de « Papa ». Celle-ci fut remplacée par une nouvelle en 1991. L’ouragan Maria de septembre 2017 a détruit le réseau électrique à 75% laissant l’ile sans électricité. Le 19 mars 2019 la Banque Mondiale accorde un financement de 27 millions $US pour construire une centrale géothermique.

La Dominique a adopté la « Stratégie Nationale de Développement Résilient » qui traduit son ambition de devenir le « 1er pays du monde résilient face au changement climatique. » La Région Guadeloupe qui soutient depuis des années le développement géothermique de la Dominique souhaite continuer son engagement auprès du Gouvernement Dominicain. Les travaux devaient commencer fin 2019, qu’en est-il, je n’ai rien trouvé sur le net concernant l’avancement des travaux. La Banque Mondiale prévoit à terme des capacités de production permettant d’exporter de l’énergie vers les iles voisines de Guadeloupe et de Martinique.

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